Manger, c’est politique

Vous savez que je suis gérante d’un restaurant et qu’à ce titre, j’ai le grand privilège d’être la cible des critiques de tout poils, critiques gastronomiques, clients en mal d’égo, râleurs ou journalistes en manque de papier… Malheureusement, notre milieu, la restauration, est liée historiquement au parti du front national. JML a commencé sa « carrière » politique avec Poujade, a repris les revendications de la classe artisans-commerçants pour justifier son idéologie et créer un parti extrémiste et nationaliste. En reprenant les inquiétudes de ces « salauds de pauvres », les artisans commerçants confrontés à la modernisation de leur métier et surtout aux règlements de compte au sortir de la deuxième guerre mondiale.
Saviez-vous que la critique gastronomique a débuté avec les journalistes collabos, qui au sortir de la guerre, se sont vus relégués aux chiens écrasés et… aux restaurants qu’ils allaient visiter incognito pour gerber leurs articles au Figaro… Facile et indispensable reconversion ! Une espèce de revanche contre ceux qui étaient accusés d’avoir bien vécus la guerre en continuant à manger à leur faim…
Mais je tiens de ce critique contemporain la leçon qu’il donnait à propos de notre restaurant : « La seule manière de faire vraiment du mal à un établissement, c’est de ne pas en parler ». Merci ! Je ne l’oublierai jamais. C’est une véritable leçon de politique qu’il nous donne à tous : Si vous ne voulez pas de ces rictus de pervers sadiques dans le prochain gouvernement de votre pays, ne diffusez pas d’images, ni n’écrivez de chaîne de caractères qui, indexées dans les moteurs de recherche, donneront plus de visibilité qu’il n’en faut à ces gens sans dignité.
Je vous en serai reconnaissante. Car notre profession doit lutter continuellement contre tellement de ces nuisances… Nous avons toujours les mêmes difficultés aujourd’hui et la désertification des petits commerces en est la preuve… On dirait qu’ils auront notre peau, la fin de la classe moyenne… La nourriture devient immangeable… Inversement proportionnellement à l’élargissement du trou de la sécu… Y’aura plus que des pauvres malades et des riches bien portant, pas de milieu…? Imaginons nous une évolution au petit commerce autre que la grande distribution ? Le restaurant n’a pas toujours existé… Quel sera son avenir et celui du cuisinier ? On en reparle…

Ça sent le printemps…

Livraison de bentos à Paris

La maison Kaiseki propose des bentos uniques et délicieux à livrer chez soi ou au bureau ainsi que des bentos spécialement conçus pour les enfants, suivez le hashtag #byhissa…

En 1999, dans le quinzième arrondissement, Hissa initie le bento maison à emporter, tradition millénaire au Japon, auprès de la clientèle française en fixant ses règles de composition et de commande au préalable ; le bento est un repas pratique, du très frugal au plus sophistiqué ; aujourd’hui, la clientèle est  prête à changer ses habitudes alimentaires car elle sait que l’ultime fraîcheur, la délicatesse et le régal sont les composantes essentielles d’un bento Kaiseki et gage d’une bonne santé.

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Les quatre bentos que Hissa propose sont des réussites absolues d’équilibre et de conception diététiques :

  • Croquis, 35 €, combine des pièces de sushi délicates ;
  • Esquisse, 50 €, propose un régal sophistiqué ;
  • Carte blanche, 75 €, ajoute la rareté du crabe géant et ses œufs de saumon à un plateau déjà sublime ;
  • O-makase, 100 € comme son nom l’indique, lâche le chef en liberté de vous créer la surprise d’un ineffable Kaiseki-Bento.

Tarifs :

  • Livraison midi et soir (domicile et bureaux) à partir d’une commande de 75 € + 12 €
  • Commande par téléphone au 01 45 54 48 60
  • Pour une commande supérieure à 10 personnes, nous vous conseillons de nous contacter et d’établir un devis avec nous.
  • Les bentos de Hissa sont d’une telle fraîcheur qu’il n’est pas nécessaire de les stocker au réfrigérateur. N’attendez pourtant pas pour en profiter. Ils ont été préparés juste à temps.
  • Il est important de consommer nos bentos le jour même et d’éviter de les stocker au réfrigérateur.

Sauf contre-indications enregistrées auprès et avec le chef,  nos produits contiennent ou sont susceptibles d’avoir été mis en contact avec les allergènes suivants : poissons – crustacés – mollusques – raifort – céréales contenant du gluten (blé) – œuf – soja et produits à base de soja – fruits à coques (amandes, noisettes, pistaches, noix, etc..) – sésame.

Livraison limitée, pour le midi, à une zone géographique :  capture-decran-2016-12-26-a-20-01-36

Le 14e, 15e, 8e, 16e et 1er arrondissement.


Tout sauf fade, au mois d’août à Paris, avec Hisayuki Takeuchi

Ce n’est pas parce qu’il fait chaud, à cause des événements, qu’on ne peut pas aller en vacances quelque part, parce qu’on travaille encore au mois d’août, même si on dirait que Paris s’est vidé… qu’on va se laisser « abattre » !

A l’école de Hisayuki Takeuchi, il y a des choses à apprendre, des gestes qui sauvent, des plats qui guérissent, des goûts et des couleurs…

Suivez la page Facebook, lisez nos partages, nous défendons une véritable alimentation pour le corps et l’esprit et venez nous rejoindre… Découvrez le thé Kukicha choisi par Hissa pour vous désaltérer cet été, vous ne boirez plus rien d’autres…

Maître restaurateurs, nous sommes des artisans, non des start-up et notre travail est de faire à manger le mieux possible pour être le plus rayonnants possible. Alors, venez nous rejoindre à l’école de cuisine japonaise de Paris, dans le 15ème arrondissement, dépaysement et partage garanti…

ultra frais

frais !


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Avis sur Internet : et si les restaurateurs se mettaient à noter les clients ?

Avec la critique gastronomique, à la portée de tous, partageons les idées les plus farfelues. Je viens d’apprendre qu’une tentative d’extorsion de fonds en Belgique avait pour levier de mauvais avis sur TripAdvisor. C’est vrai qu’aujourd’hui, on ne peut pratiquement rien faire contre ceux qui vomissent un petit paragraphe mal écrit de mensonges ou de bêtises, mais de là à extorquer… La justice commence enfin à s’en mêler. Gare aux cyber-marlous !

En attendant, imaginons un peu : les restaurateurs pourraient donner des notes, de 1 à 10, à ses clients. Oui, il évaluerait la prestation du client pour lequel il travaille. Pourquoi ? Mais pour les mêmes bonnes raisons qu’on évalue les restaurateurs : pouvoir alerter les confrères en cas de personnage louche, pique-assiette, ou au contraire personnalité élégante, aux palais éduqué, à la culture suffisamment vaste pour ne pas confondre Chine et Japon… Pour pouvoir choisir sa clientèle. Par droit de réponse. Les bonnes raisons ne manquent pas.
Comment accepterait-on cette pratique ? On s’offusquerait ? Le client est roi ! dit-on à l’envi.

Mais des rois, il y en a de tout acabit, du roi Soleil au roitelet, du monarque superbe aux empereurs mal-vêtus… On pourrait dessiner une galerie de portraits très intéressants du moins au point de vue sociologique, sur les clients. On pourrait même revendre notre expertise à des spécialistes de la mercatique en mal de données…

Soyons sérieux. La Maison Kaiseki est un restaurant qui vous reçoit, vous parle et vous conseille, avant de vous faire passer un excellent moment de dégustation. Nous ne sommes pas anonymes, depuis 1999, le chef Hissa, Elisabeth, et l’équipe avec Masami, Hitomi et Ryoma vous reçoivent et vous conseillent. Connectez-vous sur les réseaux sociaux, vous verrez qu’on n’a pas froid aux yeux et qu’on vous propose des nourritures formidables. Et si il y en a qui ne sont pas contents, lisez la carte avant de commander et demandez-nous, on vous conseillera.